Les shakuhachis que vous n’aurez pas vu…

Depuis septembre, plusieurs beau instruments ont été vendus avant même d’avoir été mis en ligne sur le site…
J’avais quand même envie de vous en présenter certains !

Ji-nashi 1.8 pour un joueur Myoan

Un client de l’année dernière est tombé en amour avec le style Myoan qu’il apprend grâce à un français installé à Kyoto enseignant le style Myoan à Kyoto et sur skype : Sébastien Shogetsu.
Je lui ai fait un excellent ji-nashi, très fin et polyvalent au jeu dans un bambou noir français dont j’ai laqué la racine qui n’était pas très belle lui donnant un style que l’on voit parfois sur certaines flutes anciennes.
J’aurai probablement l’honneur que ce shakuhachi soit présenté aux maitres du temple Myoan-ji prochainement !

ji-ari 1.8 en bambou français

Le dernier Ji-ari en 1.8 que j’ai fabriqué à partir des profils de perce du Tamai Chikusen que j’avais restauré.
Un très bon shakuhachi puissant, timbré et bien équilibré qui est aujourd’hui entre les mains d’un nouvel élève de Gunnar, membre de notre groupe Chikumeisha France.

Ji-ari 2.0 dans un bambou Madake ramené de Kyushu l’an dernier

Un beau shakuhachi à l’esthétique sobre et au son un peu sombre et mystérieux comme les anciennes flutes kinko que j’aime.
Fabriqué dans un des bambous offerts par la femme d’un monsieur décédé qui vivait à côté d’une des bambouseraies où je récoltais en 2019 et qui fabriquait en amateur des shakuhachi. (cf récit du voyage au japon)
J’ai proposé ce shakuhachi à Gunnar qui m’en avait demandé un en Do; j’attends ses retours…!

 

Restauration d’un Shakuhachi de maître.

J’ai eu la chance récemment de faire l’acquisition d’un Shakuhachi d’un maitre fabricant de renom, Tamai Chikusen.

Ce fabricant dont je n’ai que peu d’informations sur la vie est très réputé; la plupart des plus grands fabricants actuels ce sont formés auprès de lui (Takeharu,Kinya Sogawa,Yamaguchi Shugetsu,Tom Deaver…)

Ce ji-ari 1.8 était tout de même bien éclaté sur toute la partie supérieure et présentait aussi des fentes sur la partie inférieure. C’est donc avec honneur et respect que j’ai pris mon temps pour réparer ce bel instrument avec des ligatures en finitions rotin filé. Je suis content de réussir à réparer même de telles fentes (environ 5mm de large) sans utiliser la moindre colle !

Ce très beau shakuhachi m’a donc remercié de sa belle voix puissante et timbré qui s’exprime à nouveau.
Je me garde cet instrument pour l’instant car il me permet de comparer avec mon travail actuel sur les ji-ari et me sert aussi d’étalon de référence.

Nouvelles vidéos avec Max Brumberg

Voici deux nouvelles vidéos tournées avec mon ami Max Brumberg, facteur de flutes installé dans les Cévènnes.

Il s’est pris de passion pour l’Aulos grecque et fait parti de la poignée de passionnés qui cherchent à faire revivre cet instrument antique…

Voici donc la rencontre de l’Aulos et du Shakuhachi :

Et puis un solo d’une des plus courtes pièces du répertoire Honkyoku :
Ashi no Shirabe

Le tout baigné dans l’acoustique merveilleuse de l’église romane de Fons à côté de Figeac.

Shakuhachi Ji-ari Chikudo

Depuis près de deux ans maintenant, j’étudie la facture des ji-ari notamment grâce aux travaux de restauration sur de belles flutes qui m’ont été confiées. Mon objectif étant jusque là d’être capable de produire de bons ji-ari avec des bambous français.

Voici donc les deux dernier ji-ari que j’ai fabriqués et dont les résultats me satisfont grandement (le 1.8 est devenu ma flute principale !).

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Une restauration difficile…

Il s’agissait du dernier de la série des shakuhachi que j’avais ramené de Londres; une flute que m’avait confié Jose Vargas fabricant de shakuhachi à Madrid. Cette restauration représentait un bon challenge pour moi et m’a permis de savoir que même complètement éclaté, un shakuhachi est toujours réparable…

Voilà l’état de ce shakuhachi (un ji-ari kinko 2.6 de belle facture) lorsqu’on me l’a confié :

Après une longue étuve de plusieurs jours, la fente était passée de 6mm à 2mm mais pas encore complètement refermée; j’ai donc utilisé des colliers de serrage qui m’ont permis de refermer encore un peu plus avant ligaturage.

Finalement, je n’ai pas pu réduire la fente à moins d’1mm sur les parties les plus ouvertes; ce qu’il reste à été infiltré de colle. Il m’a fallu aussi retravailler le joint qui avait été complètement déformé, reboucher les éclats de ji et laque dans la perce puis le laquer de nouveau entièrement.

C’est vraiment un grand plaisir pour moi que de pouvoir redonner sa voix à un beau shakuhachi; une manière d’honorer le travail de son fabriquant.

Lors d’une prochaine restauration de cette ampleur, j’espère pouvoir réussir à refermer complètement les fentes…

Restaurations automnales

J’ai avancé peu à peu sur les travaux de restaurations des shakuhachi qui m’ont été confiés cet été aux rencontres de Londres.

Voici trois des beaux shakuhachi à qui j’ai eu l’honneur de redonner leur voix !

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Prochains travaux de restauration à l’atelier

Je suis rentré de Londres avec 5 shakuhachi à restaurer…

Certains de ces travaux sont raisonnables, d’autres plus délicats avec notamment des demandes pour des ligatures traditionnelles incrustées avec le rotin en finition; et l’une d’entre elles représente un vrai challenge…!

1 Tozan (inconnu), 2 Tom Deaver – Une vieille Kinko (Nampo Shozan) – une autre kinko assez agée.

J’avais en effet pressenti depuis quelques temps qu’il y avait un réel besoin de services de réparations en Europe ce qui m’a incité à l’étudier depuis un an;
Et sans en faire vraiment la promotion à Londres, je me retrouve déjà avec beaucoup de demandes…

Dans les mois à venir, les travaux de restaurations devraient représenter la moitié de mon temps de travail; ce sera forcemment un peu au détriment de la fabrication mais c’est aussi pour moi un très bon moyen d’étudier la facture des Ji-ari de différents fabricants et différentes époques.

Dernière restauration à l’atelier

J’ai travaillé ces dernières semaines à la restauration de la flute d’Alain.

Il s’agit d’un Ji-ari nobekan 1.6 Tozan d’environ 100 ans…!
Une flute qu’il avait achetée à un antiquaire de Genève il y a 20 ans lui même l’ayant trouvé à Kyoto.

Je n’ai pas trop d’informations sur le fabricant Enzon Kyozon (qui serait auteur d’un livre sur la fabrication de Shakuhachi); son hanko est assez joli je trouve.

Voici donc les travaux de réparation que j’ai effectué.

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Restauration de Shakuhachi

Je me lance cette année dans les travaux de restauration des Shakuhachi anciens abimés.

Je rachète auprès d’antiquaires Japonais des flutes oubliées pendant de longues périodes et nécessitant diverses réparations pour être remises en état. Je les revend après restauration et révision complète offrant ainsi une nouvelle gamme d’instruments à la vente.

Ici un Ji-ari 1.8 reçus « en l’état » en Octobre

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Flutes en Cévennes

Retrouvailles musicales avec mon ami Max Brumberg dans la magique vallée Française au cœur des Cévennes toutes dorées des couleurs automnales.

En voici trois vidéos (merci à Max pour le montage !)

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